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Loom et RGPD : est-il conforme en 2026 ?
Tu enregistres une démo produit de 8 minutes avec Loom. Dedans : ton visage, ta voix, ton écran avec le back-office de ta startup ouvert, peut-être des noms de clients, des adresses email, des montants. Tu envoies le lien. Et un jour, un prospect grand compte ou ton propre DPO te pose la question : « Où sont hébergées ces vidéos, exactement ? » C'est là que le sujet Loom RGPD devient concret. Pas une question théorique de juriste, mais une friction commerciale réelle. Cet article fait le point : où Loom stocke tes données, ce que le RGPD exige sur les transferts hors Union européenne, ce que la CNIL attend d'une startup française, et comment répondre proprement quand la question tombe.
Pourquoi la question Loom RGPD se pose vraiment
Commençons par évacuer un malentendu : une vidéo de screencast, c'est de la donnée personnelle. Ton visage et ta voix sont des données personnelles au sens du RGPD. Et ce que montre ton écran l'est souvent aussi : un CRM avec des fiches contacts, une boîte mail, un tableau de bord avec des noms d'utilisateurs. Chaque vidéo que ta startup envoie via Loom est donc potentiellement un traitement de données personnelles.
Tant que tu enregistres des tutos internes sans donnée sensible, le risque pratique est faible. Mais dès que ta startup grandit, trois situations changent la donne.
Première situation : tu vends à des grands comptes. Leur service achats ou leur DPO va te faire remplir un questionnaire sécurité. La question « où sont hébergées les données ? » y figure systématiquement. Répondre « aux États-Unis » déclenche une discussion de 20 minutes sur les transferts de données. Répondre « en Europe » clôt le sujet.
Deuxième situation : tu traites des données sensibles. Santé, juridique, finance, RH. Là, la question Loom RGPD n'est plus un détail de questionnaire, c'est un point de conformité que ton propre client peut exiger contractuellement.
Troisième situation : tu structures ta conformité. Registre des traitements, liste des sous-traitants, accords de traitement de données. Chaque outil SaaS que ton équipe utilise doit y figurer, Loom compris. Et c'est en remplissant ce registre que beaucoup de startups découvrent que leurs vidéos partent hors UE.
Bref : la question ne se pose pas parce que Loom serait un mauvais outil. Elle se pose parce que le RGPD te rend responsable de savoir où vont tes données, et celles de tes clients.
Loom : une entreprise américaine, un hébergement américain
Les faits, sans dramatiser. Loom est une entreprise américaine, leader du screencast asynchrone. Elle a été rachetée par Atlassian en 2023, un autre groupe américain (celui derrière Jira et Confluence). L'hébergement des données Loom est basé aux États-Unis.
Concrètement, quand tu enregistres une vidéo avec Loom depuis Paris, cette vidéo est transférée et stockée sur des serveurs américains. Ta transcription aussi. Les données de visionnage de tes destinataires aussi.
Est-ce que c'est interdit ? Non, et il faut le dire clairement : le RGPD n'interdit pas les transferts de données vers les États-Unis. Il les encadre. Une entreprise américaine peut traiter des données de résidents européens de façon conforme, à condition de s'appuyer sur un mécanisme de transfert valide (on y vient dans la section suivante).
Mais il y a une nuance importante pour une startup : quand tu utilises Loom, c'est toi le responsable de traitement au sens du RGPD, et Loom est ton sous-traitant. Ce n'est pas Loom qui porte la responsabilité de vérifier que ce transfert est correctement encadré pour ton usage. C'est toi. C'est toi qui dois vérifier l'accord de traitement de données, le mécanisme de transfert utilisé, et documenter tout ça dans ton registre.
Autrement dit : utiliser Loom en 2026 n'est pas illégal. Mais ça te met dans la position de devoir justifier un transfert de données hors UE, avec la charge de vérification que ça implique. Pour certaines startups, c'est un non-sujet. Pour d'autres, notamment celles qui vendent à des secteurs régulés, c'est une friction récurrente.
Ce que dit le RGPD sur les transferts hors UE
Pour comprendre où en est le dossier Loom RGPD, il faut un minimum de contexte juridique. Promis, on fait court et sans jargon.
Le RGPD pose un principe simple : les données personnelles des Européens ne peuvent quitter l'UE que si le pays de destination offre un niveau de protection équivalent. Pour les États-Unis, cette question a connu des rebondissements.
En juillet 2020, la Cour de justice de l'Union européenne a invalidé le Privacy Shield, l'accord qui encadrait alors les transferts entre l'UE et les États-Unis. C'est l'arrêt connu sous le nom de « Schrems II ». Motif principal : les lois de surveillance américaines permettent aux autorités d'accéder aux données des Européens sans garanties suffisantes.
En 2023, un nouveau cadre a été adopté : le Data Privacy Framework. Les entreprises américaines peuvent s'y certifier, ce qui rend les transferts vers elles à nouveau légaux, tant que ce cadre tient. Car c'est le point de fragilité : les deux accords précédents (Safe Harbor puis Privacy Shield) ont tous les deux été invalidés par la justice européenne, et le Data Privacy Framework fait lui aussi l'objet de contestations.
Qu'est-ce que ça signifie pour ta startup ? Trois choses concrètes.
Un : si ton fournisseur américain est certifié au Data Privacy Framework, le transfert est aujourd'hui légal. Vérifie cette certification, elle est publique et consultable en ligne, plutôt que de la supposer.
Deux : cette base légale reste juridiquement fragile. Si le cadre tombe comme ses prédécesseurs, tu devras revoir ta copie, migrer, ou t'appuyer sur d'autres mécanismes comme les clauses contractuelles types, avec des analyses de risque supplémentaires à documenter.
Trois : héberger tes données dans l'UE t'évite complètement cette question. Pas de mécanisme de transfert à vérifier, pas de veille juridique à faire, pas de plan B à prévoir.
Ce que la CNIL attend concrètement d'une startup
Soyons honnêtes : à notre connaissance, il n'existe pas de décision publique de la CNIL visant spécifiquement Loom. Chercher « la CNIL a interdit Loom » ne mène nulle part, parce que ce n'est pas arrivé. Méfie-toi des articles qui laissent entendre le contraire.
En revanche, la CNIL a une doctrine claire sur ce qu'elle attend de toute entreprise, startup comprise, qui utilise des outils SaaS traitant des données personnelles. Voici la checklist pratique, appliquée au sujet Loom RGPD.
D'abord, tenir un registre des traitements. Ton usage d'un outil de screencast doit y figurer : quelles données sont enregistrées (image, voix, contenu d'écran), qui y accède, où elles sont stockées, combien de temps.
Ensuite, encadrer la relation avec le sous-traitant. Tu dois avoir un accord de traitement de données avec chaque fournisseur. Loom en propose un, comme la plupart des SaaS sérieux. Le point d'attention n'est pas son existence, mais ce qu'il dit sur les transferts hors UE et les sous-traitants ultérieurs.
Troisième point : vérifier le mécanisme de transfert. Si ton fournisseur est américain, vérifie sa certification au Data Privacy Framework ou l'existence de clauses contractuelles types. Documente cette vérification : en cas de contrôle, c'est ce qu'on te demandera.
Quatrième point : minimiser. Le RGPD te demande de ne pas traiter plus de données que nécessaire. Traduction screencast : évite d'enregistrer des écrans qui affichent des données clients quand ce n'est pas utile, ferme tes onglets sensibles avant d'enregistrer, supprime les vidéos devenues inutiles.
Dernier point : informer. Si tes vidéos contiennent des données de tiers (un écran de CRM, par exemple), ces personnes doivent être couvertes par ta politique de confidentialité.
Rien d'insurmontable. Mais chaque outil hébergé hors UE ajoute une ligne de vérification et de documentation. Multiplié par tout ton stack SaaS, ça devient un vrai coût de conformité.
Alors, Loom est-il conforme au RGPD en 2026 ?
La réponse honnête : Loom peut être utilisé de façon conforme, mais la conformité de ton usage repose sur toi, et elle s'appuie sur une base juridique moins stable qu'un hébergement européen.
Reprenons point par point. Loom n'est pas illégal en Europe. Des milliers d'entreprises européennes l'utilisent. Si le Data Privacy Framework tient et que tu as fait tes vérifications (accord de traitement signé, mécanisme de transfert documenté, registre à jour), ton usage de Loom est défendable en l'état actuel du droit.
Mais trois zones de friction restent réelles pour une startup française.
La fragilité juridique, d'abord. Le cadre des transferts entre l'UE et les États-Unis a déjà été invalidé deux fois par la justice européenne. Bâtir un process sur cette base, c'est accepter un risque de devoir migrer un jour dans l'urgence.
La friction commerciale, ensuite. C'est souvent le vrai sujet. Quand ton prospect grand compte, son DPO ou son service achats te demande où sont hébergées tes vidéos de démo et d'onboarding, répondre « aux États-Unis » ouvre une négociation. Répondre « en Europe » la ferme. Pour une startup en phase de vente à des comptes régulés (banque, assurance, santé, secteur public), cette différence se compte en jours de cycle de vente.
Les cas sensibles, enfin. Si tes screencasts contiennent des données médicales, juridiques ou stratégiques de tes clients, l'hébergement hors UE devient un point que ton propre client peut refuser contractuellement, indépendamment de la légalité théorique.
En résumé : conforme, oui, sous conditions et avec du travail de ta part. Simple, non. Et c'est exactement pour ça que la question de l'alternative se pose.
L'alternative : un screencast hébergé en Europe
Si la question Loom RGPD te fait perdre du temps, la solution la plus directe est de choisir un outil de screencast hébergé dans l'Union européenne. Plus de transfert transatlantique à justifier, plus de veille sur le Data Privacy Framework, une ligne de moins dans ton questionnaire sécurité.
C'est le positionnement de Castli, une alternative française à Loom. Même usage : tu enregistres ton écran et ta caméra en un clic depuis ton navigateur, tu partages un lien, tu vois qui a regardé. Ton destinataire n'a aucun compte à créer pour visionner.
Côté conformité, les choses sont simples : hébergement 100 % UE, vidéos privées par défaut et accessibles uniquement via le lien, lien révocable à tout moment, vidéos exportables en un clic si tu veux récupérer tes données. Quand ton client te demande où sont stockées les vidéos, tu réponds « en Europe » et la conversation s'arrête là.
Côté produit, Castli inclut la transcription en français et un résumé automatique de chaque vidéo dès le plan Pro, à 9 €/mois en facturation annuelle (15 € en mensuel sans engagement). À titre de comparaison, chez Loom, l'IA n'est incluse que dans le plan Business + AI à 24 $/mois. Tu as aussi des analytics d'engagement avec une heatmap de visionnage seconde par seconde, pour savoir précisément ce que ton prospect a regardé. Et la facturation est en euros, un détail que ton comptable appréciera.
Par honnêteté : Loom garde des avantages réels. Son écosystème est plus large, notamment depuis le rachat par Atlassian, et sa notoriété fait que tes destinataires connaissent déjà l'outil. Si ton entreprise vit dans Jira et Confluence, cette intégration compte. Castli, lui, gagne sur le prix, l'hébergement européen et l'IA en français incluse d'office.
Conclusion : ne subis pas la question, anticipe-la
Le sujet Loom RGPD se résume en une phrase : Loom est utilisable de façon conforme en 2026, mais c'est à toi de porter la vérification, la documentation et le risque juridique lié aux transferts hors UE. Pour beaucoup de startups, ce coût est acceptable. Pour celles qui vendent à des grands comptes, traitent des données sensibles ou veulent simplement un stack plus simple à défendre, un outil hébergé en Europe supprime le problème à la racine.
La bonne nouvelle, c'est que tu n'as pas besoin de trancher sur le papier. Tu peux tester en conditions réelles : enregistre une vraie démo, envoie-la à un vrai client, regarde les analytics, et vois si l'outil tient la comparaison.
Castli t'offre 5 vidéos gratuites pour tester, sans carte demandée. Enregistre ta première vidéo en un clic et réponds sereinement la prochaine fois qu'on te demande où sont hébergées tes données.